JO d’hiver de Milano Cortina 2026 : Lou Jeanmonnot entre dans la légende

Par Miguel JOSEPH-AUGUSTE

Le Doubs rêvait d’un hiver historique. Il l’a vécu. Pour ses premiers Jeux Olympiques, Lou Jeanmonnot a illuminé Milano Cortina 2026 et confirmé que le Doubs est plus que jamais une terre d’excellence. Leader de la Coupe du monde avant même d’entrer en scène, la biathlète de l’Olympic Mont d’Or n’a pas tremblé au moment d’affronter l’élite mondiale. Résultat : quatre médailles olympiques et une place définitive dans l’histoire du sport doubien.

Une moisson exceptionnelle pour une première

Pour sa toute première participation aux Jeux, Lou Jeanmonnot a frappé fort :

  • Or – Relais mixte
  • Or – Relais féminin
  • Argent – Individuel
  • Bronze – Sprint

Une performance rare qui confirme son statut de patronne du biathlon mondial. Sur les pistes italiennes, elle a démontré toute l’étendue de son talent : précision au tir, puissance dans les relances et sang-froid dans les moments décisifs.

Le Doubs au sommet de l’Olympe

De Métabief à Mouthe, en passant par Pontarlier, les écrans géants installés dans les villages ont vibré à chaque passage sur le pas de tir. C’est tout un territoire qui a retenu son souffle avant d’exploser de joie. Cette réussite dépasse le cadre individuel. Elle récompense des années de formation dans les clubs locaux, l’engagement des entraîneurs et la culture nordique profondément ancrée dans le Doubs. Lou Jeanmonnot incarne cette filière d’excellence patiemment construite sur nos stades enneigés.

L’honneur suprême : porte-drapeau de la France

Symbole fort de cette quinzaine olympique, la championne doubienne a été choisie pour assumer le rôle de porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture. Une distinction qui vient saluer autant ses performances sportives que son leadership au sein du collectif tricolore. Derrière le drapeau français, c’est aussi un peu du Doubs qui défilait.

Une nouvelle dimension

Ces Jeux marquent un tournant. Lou Jeanmonnot n’est plus seulement l’espoir du biathlon français : elle en est désormais la référence. À seulement ses premiers JO, elle s’impose déjà comme l’une des figures majeures de cette génération dorée. Pour le Doubs, l’héritage est immense. Les jeunes licenciés des clubs du département ont désormais un modèle tangible, une championne issue des mêmes pistes, des mêmes hivers rigoureux, du même amour du nordique.

Après avoir présenté une délégation prometteuse au départ des Jeux, le Doubs célèbre aujourd’hui une héroïne olympique. Et l’histoire, elle, ne fait sans doute que commencer.